pole emploi et moi : pas le même sens de l’humour

Fin octobre, comme tout demandeur d’emploi, j’étais convoqué pour faire le point sur ma situation de recherche d’emploi.

Comme d’habitude, j’expose les démarches entreprises. Je lui dis que j’ai postulé pour un cdi à 18 000 euros. Il me fait : “c’est même pas le smic” sur un ton sarcastique. Il prend sa calculette sur son pc puis il se rend compte que c’est plus que le smic. Il me dit “je suis moqueur”. Je lui dis que c’est un travail tout en pensant que c’est un abruti et que je trouve pas ça drôle.

Dix jours passent et je reçois une proposition d’emploi de pôle emploi par mail. Ca vient de mon conseiller. Puis quand je regarde l’offre :

CDD de 6 mois à 20h/sem payé 9 euros de l’heure et en plus il faut avoir son véhicule.

Non mais là c’est du foulage de gueule intégrale. Oser me faire une tel proposition alors qu’il me rit au nez pour un cdi.

Bon je vais répondre à son offre de tel manière qu’il n’y est pas de suite. Ben oui, il faut faire le dos rond. En plus je sais pertinemment que je corresponds pas au profil rechercher.

Au prochain rendez vous, je ferai remarquer à mon conseiller qu’on a pas vraiment le même sens de l’humour. Je ne serai pas vindicatif car pole emploi a la consigne de radier les gens virulents mettant en cause leurs compétences.

Ca vous arrive souvent d’avoir des propositions nazes de chez nazes ?


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L’inventeur du langage C, Denis Ritchie nous a quitté

Le 11 octobre 2011, la mort de Denis Ritchie est passée inaperçue. Aucun média n’a relayé l’information. Et pourtant, Denis Richie a permis le développement de la micro informatique. Il a fait autant que Steeve Jobs sinon plus pour les bases de l’informatique moderne.

Denis Ritchie est le créateur du langage C et co-fondateur Unix. Le C est langage relativement près de la machine après l’assembleur. Il est à la base de nombreux système d’exploitation. Nombreux langage sont issus du C. L’objective C, langage de développement sous apple, reprend les bases de ce langage.

Dans grand nombre d’école, on étudie le langage C. Moi même j’ai mis en pratique l’algorithme en C. Lorsqu’on connait se langage, on peut facilement s’adapter aux autres langages. Bien sûr, il faut rajouter une couche object. C’est peut être le défaut du C de ne pas être un langage object. Ce manque a été en partie en comblée par le C++ qui reprend à grands traits le C.

Il est regrettable que cette mort soit passée inaperçue. Même moi j’ai failli passer à coté de cette disparition. Une minute de silence pour Denis.

 

 

 

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Acer iconia Tab a500 et premières impressions sur androïd Honeycomb

J’utilise l’ipad 1 depuis sa sortie, fin mai 2010. Je suis très satisfait du produit et convient à mon usage. Mais à vrai dire, Ca arrive d’être mécontent d’un produit Apple ? Il me semble que non ou il faut être de mauvaise fois, bien que la politique d’Apple n’est pas exempt de critiques. Depuis déjà un petit moment que Androïd fait parler de lui. Un ami a acheté le samsung galaxy S2. Je me devais de tester le système androïd pour me faire une idée. Ca tombe bien, j’ai pu avoir la tablette Acer Iconia Tab A500 pour 280 euros chez Carrefour. Sans toutefois être exhaustif, je vais essayer de vous livre mes impressions sur une tablette tournant sous le système d’exploitation de google.

Description

La tablette Acer Iconia Tab A500 tourne sous androïd et plus exactement Honeycomb 3.2 (après mis à jour). Elle est un poil plus grande que l’ipad en 10,1″.  Son look est plutôt quelconque, voir oldschool pour certains. Pour la connectique, Acer a bien fait les choses : 2 ports USB (dont un usb-host pour connecter une clé usb ou disque dur), un port mini hdmi, un emplacement micro-sd (j’aurais préféré une mini SD). Visiblement pas la politique n’est pas la même qu’Apple.

Découverte des widgets

De suite, sous android, on découvre les widgets à la manière d’une page netvibes. C’est plutôt sympa de poser un widget pour son flux twitter. Ca évite de lancer l’application. D’un coup d’oeil, on peut aussi voir de nouveaux mails sont arrivés. Et même voir la météo. C’est pas magique ?

Par contre, le revers de la médaille, au niveau de la batterie, les widgets ont l’air d’être gourmand. J’ai chargé la tablette le soir et le lendemain, je devais rechargé les Accu. On est loin des 2 jours avec mon ipad en utilisation intensive. Néanmoins c’est peut être du à ma première charge. Sur une tablette, l’autonomie est moins problématique que sur un smartphone.

Androïd Market et les applications

Pour les applications, il faut aller sous le androïd market. Et là on constate que le store n’est pas très fourni. Il est fréquent tomber sur les applications sur smartphone. A l’affichage c’est pas terrible. Pas d’application lemonde pour honeycomb. Triste de pas pouvoir voir le journal sous sa forme papier. Comme l’impression que les médias n’ont pas pris le pas des tablettes tournant sous androïd.

Livres électroniques

Au niveau des livres électroniques, on est loin de ebook sur Apple. On est loin de la simplicité de chez apple. Après quelques tentatives en m’inscrivant sur un magasin, j’ai réussi à télécharger un classique. Je constate que l’application  pour lire est vraiment minimaliste : une sorte de vulgaire lecteur de pdf.

Des petits bugs

Un truc qui m’agace un peu, c’est d’avoir des petits plantages (enfin pas de crash) mais ça me dit que l’application a été forcée de se terminer. Vive la stabilité… Tant que ça plante pas totalement la tablette, on peut être indulgent. Androïd sur tablette n’est pas encore arrivé à maturité. Mais si on veut concurrence Apple, le produit doit être parfait.

Appareil photo

Bon coté positif, c’est l’appareil photo et la présence d’une caméra de façade. Ca manque un peu sur mon ipad. Puis même l’ipad 2 n’a pas un appareil de 5 megas de pixel. De plus le bon niveau de connectique est un argument de poids.

Fluidité et réactivité

Obligé de reconnaître la tablette est plus rapide que l’ipad 1.  Ca se constate au chargement des applications. Il faut approximativement 1 secondes et demi pour lancer une application twitter contre 5 secondes pour l’ipad.  Par contre on n’ a pas la fluidité de l’ipad, notamment lorsqu’on pivote l’écran. Des petits bugs d’affichages quand on navigue sur internet.

Conclusion

Au final, je peux dire que je suis un peu sévère mais bon quand on a touché un Ipad, on a quelques petites habitudes. Les tablettes sous Androïd semblent pas arriver à maturité. Peut être un peu dur d’être objectif. Toutefois Acer Iconia tag A500 est quand même l’une des meilleure tablette sous Android. Enfin il est fort à parier que quelqu’un qui a l’habitude d’androïd sur smartphone sera satisfait.

 

 

 

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bloguer ca sert à quoi ? à rien … ?

Aujourd’hui, tout le monde peut avoir son blog.  Il existe quantité d’hébergeurs gratuits pour raconter tout et surtout n’importe quoi. Il convient de s’interroger à quoi ça sert de bloguer ?

En premier lieu, on pourrait dire que bloguer ne sert à rien. Dans la masse, les blogueurs sont des illustres inconnus. Pour se prouver qu’ils sont lus certains font la course aux commentaires.

Personnellement, je ne cherche pas à être lu. Je m’en fiche que mon blog soit lu ou pas. J’ai un style d’écriture très peu singulier. Malgré des études universitaires, il m’arrivent souvent de faire des fautes d’orthographe à tour de bras. En soit c’est mal, mais les médias ne font rien pour ne pas torturer à leur tour notre langue française en utilisant à longueur de journée des anglicismes. Pour moi, le blog est une sorte de journal de bord. Je pourrais le faire sur du papier ou en local sur mon PC. Le mettre en ligne, c’est une autre façon de garder  une trace des futilités qu’on a  racontés. On est à l’heure du cloud.

Après vous allez me dire, si on s’interroge toujours en se disant ‘ca sert à quoi’ on fait plus rien. Puis Van Gogh ca lui servait à quoi de peindre ? A son époque, personne ne voulait lui acheter ses toiles et considérés ça comme de la merde. Et aujourd’hui, ses toiles se vendent des centaines de millions. D’autres cotés des réalisateurs font des films qu’on peut qualifier de navets qui sont vus par quelques millions de spectateurs. Mais ces films seront très vite oubliés.

Au final, à chacun de savoir pourquoi il blogue. Comme le suggère Vialatte dans sa citation “L’homme n’est qu’un grain poussière, d’où l’importance du plumeau.” Oui nous sont des grains de poussière insignifiant…

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Un homme qui crie

En Afrique aussi, on fait du cinéma, même s’il est vrai qu’il est rare de voir des films africains sur nos écrans. “Un homme qui crie” est un film du Tchadien MAHAMAT-SALEH Haroun de 2010.  Ce film a obtenu Le Prix du Jury au Festival de Cannes de 2010. Ce film traite d’un drame sous fond de guerre en Afrique (Tchad).  A travers cette histoire, le réalisateur nous raconte les traumatismes de la guerre. Lui même est un rescapé.

 

 

Adam est maître nageur dans un grand hôtel. Jadis, il a était un champion de natation. Pour lui, la piscine représente toute sa vie. Suite au rachat de l’établissement, il doit céder la place à son fils (Abdel). Il vit très mal ce déclassement pendant que la guerre civile ravage le pays. Le gouvernement exige de la population de participer à “l’effort de guerre“,  argent ou enfant pour combattre les rebelles. Adam n’a qu’un fils.

Pour ce film, le réalisateur a tenu à opposer deux monde : le calme de la piscine avec les jeunes femmes en fleur et de l’autre coté tout s’effondre, la guerre.  On comprend peut être pourquoi Adam s’attache à cet espace qu’il maîtrise et ou il n’y a pas de vague

Au début du film,  la complicité du père et de son fils est émouvante. Ils partagent rire et joie autour de la piscine. Ils font  des virées en side-car. Puis la situation va se dégrader quand Adam va apprendre que Abdel allait prendre sa place. Pour lui ce déclassement est d’une violence inouïe.

Régulièrement, on vient relancer le vieil homme pour sa participation à l’effort de guerre. Un habitant lui raconte qu’on lui a fait la promesse que son fils serait nommé Général à la fin de la guerre. Un jour, Adam va  donner son fils pour participer à l’effort de guerre.

L’irruption de l’amie d’Abel viendra réveiller la conscience du père. Elle vient hanter le père. Il va se rendre compte de l’erreur qu’il a fait. Il ira chercher son fils mais trop tard à l’infirmerie.

La fin du film est d’une infinie tristesse et émouvante. On ressent à nouveau une complicité entre le père et le fils. Mais cette fois-ci, Abdel est soufrant. Adam l’amène en side-car pour baigner son corps dans le fleuve comme un dernier voyage.  Puis dans la scène final, on voit le corps inanimé du jeune homme flotter sur le fleuve. Le film se termine sur un travelling filmant le corps à la dérive.

A travers, un scénario simple, le réalisateur arrive à nous faire prendre conscience des drames de la guerre. Ce film est un peu rempli de poésie notament quand le père baigne son fils dans le fleuve.

On peut remercier le festival de cannes d’avoir permis à se réalisateur de se faire connaitre. Si vous voulez voyager en Afrique, je vous conseille ce film.

 

 

 

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L’histoire d’un peuple avec L’empire du milieu du sud

L’empire du milieu du sud

 

Des épisodes du peuple viet avaient été racontés au travers des films comme Indochine (dien bien phu) et Apocalypse now ( guerre du Vietnam). L’empire du milieu du sud de Jacques Perrin revient sur l’histoire de ce peuple à travers un documentaire. Et c’est plutôt une réussite.

 

Pour réaliser, Jacques perrin est allé fouiller dans les archives cinématographiques pour effectuer un formidable travail de montage pour les mettre bout à bout de manière harmonieuse. Ainsi ” L’empire du milieu du sud nous retrace l’histoire d’une peuple de la colonisation française à la guerre du Vietnam.

Tout au long des décennies, ce peuple s’est battu pour repousser tous les envahisseurs (français, japon et américains). C’est un peuple qui n’a jamais baissé les bras. Ils étaient la pour en faire découdre aux ennemis.

Ce documentaire est  poétique. Le montage est presque magique par des jeux de superposition d’images, on a l’impression de voir des ombres chinoises. La voix narrative de Jacques Perrin est envoutante en lisant des textes de poètes vietnamien.

Le documentaire n’est pas ennuyeux mais captivant. Faire un documentaire à partir d’images d’archive n’est pas chose facile. Plus jeune, je regardais l’émission “histoires parallèles” sur arte de Marc Ferro. mais bien qu’intéressant c’etait assez ennuyeux. Ici pendant une 1h30 on se régale.

Après ces quelques mots, je ne peux que vous conseiller de voir ce film documentaire

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La règle du jeu

Lors de sa sortie en salle, “La règle du jeu” fût un flop. Avec le temps, c’est devenu un chef d’œuvre du septième art. Jean Renoir a réalise la règle du jeu a la veille de la seconde guerre mondiale en 1939 avant son exil américain. Ce bijou du cinéma s’apparente a une fresque sociale. A chaque visionnage on peut percevoir un nouveau message.

 

 

 

Le marquis et la marquise (Christine) partent à la campagne dans leur château pour une partie de chasse . Pour les festivités, ils invitent amis, amants, maitresses et amis d’enfance.  Parmi les amis, il y a Octave (ami d’enfance) et l’aviateur (amoureux de Christine) qu’Octave a réussi à inviter Cette partie de campagne se décompose en une partie de chasse et une fête le soir au château. Tout ce bon monde va s’entredéchirer sous fond de jalousie et couples qui vont se faire et se défaire. La fête se terminera tragiquement.

Tout pourrait laisser penser que l’histoire se déroule au XVIII ème siècle mais la présence de l’aviateur amoureux de la marquise, nous la restitue au XX ème. Pour ce film, Renoir s’est inspire des scènes de libertinages décrites par Marivaux.

Dans son film, Renoir mélange les maîtres et les valets (les petits gens). La force du film vient que le sort des maitres est guidé par les valets. Le marquis devient ami et complice avec le braconnier. Renoir nous montre que les tromperies touchent  toutes les classes de la socièté. Le braconnier drague la femme du garde chasse et le marquis veut rompre avec sa maitresse.   Au final, ce sont les valets qui auront le plus d’influence sur les maîtres.

De part l’extrême profondeur de champ, on pourrait dire que Renoir faisait de la 3D bien avant l’heure. Dans les scènes se passant dans le château on peut voir ce qu il se passe au fond du couloir. Il convient de dire que le tournage a été effectue en studio pour les scènes dans le chateau. La magie du montage nous ferait croire que tout a été tourne dans le château.

le film oscille entre la comédie et le tragique en passant par le burlesque. Renoir était amateur des films de charlot. Il fait un clin d’oeil à Chaplin lors des poursuites entre le Garde chasse et le braconnier. ça nous rappelle les poursuites de Charlot avec le policier. Dans le film,  les valets nous sont sympathiques.

Le scénario du film est d’une grande richesse. Par moment on pourrait se croire dans dans une pièce de theâtre , les gens rentrent d’un côte et sortent de l’autre puis au début du film, Renoir a mis des cartons pour lister les personnages comme dans un classique.

L’écriture cinématographique de Renoir est de la dentelle. tout les plans sont raccords. Aucun plan n’est en trop et dire que Renoir dans la première version avait jeté certaines scènes . la mise en scène est règle a la seconde près.

La scène, la plus célèbre du film, est la partie du chasse. Renoir a voulu faire une sorte de documentaire de la chasse en trois minutes. Il nous montre tour à tour les proies en mouvements, les rabatteurs et les chasseurs. A travers ses images, Renoir nous retranscrit très bien la cruauté de la chasse. Lui même n aimait pas la chasse.

Le film se conclut de manière tragique. Le garde chasse abat de sans froid l’aviateur croyant que c’est l’amant de sa femme. Le marquis qualifiera cela d’accident : en faisant croire que le garde chasse pensait que c’était un braconnier.

Au final, “la règle du jeu” est un petit bijou du 7eme art. On peut faire de multiple interprétation de ce film. Si on s’intéresse à l’histoire du cinéma, ce film est incontournable.

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Un balcon sur la mer

Pour montrer que je ne regarde pas que  les vieilleries du cinéma (mais parait que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes), ce film avec Jean Dujardin m’est tombé sous la main. “Un balcon sur la mer” est le sixième film de Nicole Garcia, sorti en salle en 2010. Bien que j’aime pas classer les films, on pourrait le mettre dans la catégorie thriller (un bien grand mot).

 

 

 

Marc (Jean Dujardin), agent immobilier sur la côte d’azur, semble vivre leur parfait amour avec sa femme (Sandrine Kiberlain) et sa fille. Jusqu’au jour, en faisait passer une visite pour une maison, il va reconnaître une amour d’enfance, Cathy (Marie-Josée Croze) dont il a été séparée lors de son départ précipité d’Algérie lors de son enfance. Mais un beau jour, Cathy va disparaître et Marc va partir à sa recherche pour découvrir la vérité.

Tout d’abord, il convient de souligner que le film n’est pas d’un palpitant du fait de ses pauvres rebondissements. La ficelle du scénario est un peu grosse (on s’improvise pas maître du suspense comme ça). En effet la fameuse Cathy va s’avérer ne pas être l’amour  mais Marie-Jeanne, la meilleure copine teinte en blonde. On va naviguer sur fond d’embrouille dans le milieu de l’immobilier. Et on retrouvera Marie-Jeanne comme au début film lors d’une visite. Elle révèlera sa véritable identité. Elle lui révèlera que Cathy est morte lors d’un attentat peu après son départ d’Algérie durant son enfance. Oui 1h40 pour en arriver là. Et si pendant ce temps, la réalisatrice tente de dénoncer les magouilles immobilières sur la cote d’azur c’est un peu creux.

Bon il faut bien l’avouer, Jean Dujardin sauve un peu le film. Il est bien dans son rôle de père de famille qui se trouve tourmenter par son passé quand il croit reconnaitre son amour d’enfance.  Il se remémore son enfance en Algérie près d’Oran. La réalisatrice l’illustre en faisant des flash-backs en montrant Marc enfant. Ces scènes sont assez émouvantes mais on a pas la force des images d’un Maurice Pialat dans “L’enfance nue” par exemple.

En ce qui concerne les décors, il convient de souligner que Nicole Garcia n’a pas hésité sur les moyens : des superbes plans au début et à la fin du film sur la baie d’Oran. L’histoire se déroule dans des villas cossues de la côte d’Azur.

Dans les bonus, on apprend que le film est un peu autobiographique. Nicole Garcia a passé une partie de son enfance à Oran.

Au final, le film se regarde. Je doute que dans plusieurs années, on s’en souviendra. Il sera surement passer un peu aux oubliettes. Il aura quand même réussi à faire un plus d’un million d’entrées en salle (peut être grâce à son casting).

 

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Rosa la rose, la fille publique

A part quand il s’agit de zahia (et encore), les histoires de pute sont jamais drôles. “Rosa la rose, la fille publique” est un film de Paul Vecchiali sorti sur les écrans en 1986. Il traite du thème grave de la prostitution.  C’est un film social.

 

 

 

Rosa, tout juste la vingtaine, est une jeune pute qui bat le pavé. Elle fait de l’ombre à deux putes plus agées. Elle est devenue la reine du trottoir. Chacun peut trouver au près d’elle un peu de plaisir. Elle n’a aucun tabou et accepte tout. Jusqu’au jour, ou elle va tomber amoureuse d’un mec. Mais son proxo (Gilbert) n’est pas prêt à la laisser partir comme ça. Pour gagner sa liberté, Rosa va se faire planter un couteau dans le ventre. Elle meurt dans les bras de son Mac.

Ce film est d’une légèreté pour finir tragiquement. La scène pour la fête de ses 20ans, ou Rosa chante et danse est l’illustration du plaisir que le réalisateur veut nous transmettre. Vecchiali s’est peut être inspiré de Godard.

Pour les mouvements de caméras, on voit toute de suite que Vecchiali a regardé les films de Ophuls. Ca se ressent énormément dans les travellings. Comme un Pialat, il arrive à saisir parfaitement les émotions des acteurs.

Rosa est joué par Marianne Basler. Rosa est pétillante et pleine d’innocence. Le monde est assez pied. Elle est belle comme une rose bleue dans sa robe (pas courte) avec un décolleté.  On a envi de la croquer. Son proxo abuse de son innocence.  On aime le jeu des putes plus âgées qui  protègent Rosa comme si c’était leur petite sœur. On veut pas qu’il lui arrive du mal.

On est un peu estomaquer par la fin tragique. Une sorte de fin à la mouchette.  Vecchiali aime le cinéma de Bresson. Ici, Rosa se fait aider pour se donner la mort. C’est un peu cruel de sa part de demander au jeune gamin de lui enfoncer le couteau dans le bide.

Je ne peux que vous conseiller de voir ce film.

 

 

 

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Des filles en noir

L’affiche du film “Des filles en noir” est plutôt attirante. Mais comme pour tout produit, l’emballage peut être trompeur. Le contenu n’est parfois pas à la hauteur. “Des filles en noir”  est un film Jean Paul Civeyrac, réalisé en 2009. Le film traite du sujet douloureux du suicide chez les jeunes.

 

 

Noémie et Prescilia, deux jeunes filles issues d’un milieu modeste, elles sont révoltées contre la société. Toutes les deux dépressives, elles sont capables de tout. Prescillia va réussir et laissera Noémie seule.

Le thème du suicide est peut etre difficile à aborder mais là c’est vraiment un raté. Ce film est vraiment d’une banalité et on tombe dans des clichets.

Les actrices ne sont pas habitées par leur role. On a l’impression qu’elles récitent bêtement leur texte. Aucune émotion ne se dégage. On est bien loin des films de Pialat qui transcrive une certaine veritée.

La scène du suicide par téléphone est d’un pathétique. On a du mal à y croire tellement mal fait. Le réalisateur n’essaie même pas de nous faire peur.

Les textes sont d’une banalité et d’une platitude extrême.

Et dire que le réalisateur est issue d’une école de cinéma. Il a pas du voir “Mouchette” de Robert Bresson.

Enfin bref, j’ai perdu 1h30 à regarder ce film. Enfin des fois, il faut bien voir un navet.

 

 

 

 

 

 

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