le piratage du Playstation network : le casse du siècle ?

Depuis presque 10 jours, le playstation network ( service en ligne de Sony pour la Playstation 3) est inaccessible pour cause de maintenance. En début de semaine, Sony est sorti de son mutisme pour annoncer que le playstation network avait été piraté . Sony a reconnu que les coordonnés bancaires auraient pu aussi être aussi piratés. Il se dit que les les codes des CB seraient vendus sur le net.  On peut donc s’interroger si le piratage du playstation network est le casse du siècle ?

Pour pouvoir jouer en ligne, il est impératif de s’inscrire sur le Playstation network. Chose que j’ai faite. Je sais plus si j’ai renseigné mon nom. Je ne crois pas vu que je n’ai pas donné mon numéro de CB. Il faut la donner si vous effectuez des achats sur le playstation store. Il est possible de louer des films, acheter des jeux. Je ne connais pas tout. Je me suis jamais vraiment pencher sur le problème. Et donc ce sont ceux qui ont fait des achats sur la plateforme de Sony dont les coordonnées sont compromis.

Qui aurait pu douter du sérieux de Sony ? On se dit qu’ils ont les moyens pour sécuriser leur système. Depuis des années, ils se sont efforcés de rendre leur console hermétique au piratage. Mais à la fin de l’année 2010, les pirates sont parvenus à casser la protection.

A partir de ce moment là, Sony a prévenu qu’il noterait les adresses IP de tout ceux qui appliqueraient le Patch, déverrouillant la PS3.  Là, on peut penser que cette surenchère de Sony n’a pas été du goût des pirates. Ces derniers auraient fini par s’en prendre au Playstation network. Ils auraient récupéré la base de données de Sony comprenant les coordonnées bancaires. A partir de là, plus personnes ne rigolent. Les coordonnées bancaires pourraient être revendus sur le net.  Je suis content d’avoir jamais rentré mon numéro de CB.

Mais bon, on peut s’interroger sur notre crédulité à donner notre numéro de carte bleue sans sourciller pour effectuer des achats en ligne. Si Sony est touché, aucune autre firme n’est à l’abri d’une telle bévue. Certains, comme Apple, conservent notre numéro de CB pour soit disant gagner du temps pour régler les achats.

Non aujourd’hui, il ne sert à rien de braquer une banque pour qui voudrait faire un hold-up. Aucun système n’est inviolable et ne peut résister aux petits génies de l’informatique. Enfin c’est un peu comme la question sur le nucléaire. On peut difficilement s’en passer des transactions électroniques bancaires.

Alors qu’est ce que vous pensez de la circulation de vos données bancaires sur le réseau ?

 

 

 

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mouchette, l’enfance malheureuse

Toujours, dans le thème de l’enfance malheureuse, j’ai choisi “Mouchette“,d’après l’adaptation d’un livre de Bernanos. “Mouchette” est un film de Robert Bresson de 1967. C’est film noir sur l’enfance.

 

 

 

 

Mouchette, jeune adolescente de 14 ans, vit pauvrement avec sa mère agonisante à la campagne. Un jour, Mouchette est témoin d’une dispute entre le garde chasse et le braconnier . Par la suite elle se retrouve dans la cabane de son bourreau, le contrebandier ivre. Au cours de la nuit, il la violera. Puis on assistera à la mort de sa mère. Et Mouchette finira par commettre l’irréparable.

A travers ce film noir et triste, Robert Bresson, nous décrit parfaitement la détresse de cette jeune adolescente. On la sent en dehors du monde et rejetée de ses camarades à l’école. Elle leur jette des boulettes de terre à la sortie de l’école. On est marqué par la noirceur et la tristesse de Mouchette. Le paradoxe, c’est qu’on a des images de gaïté, avec une fête foraine, Mouchette partage un petit moment de plaisir pendant un tour d’auto-tamponneuse. Mais très vite, on va replonger dans le drame notamment lors de sa rencontre avec le braconnier. Cette scène dans la cabane est incroyablement cruelle. Mouchette sera prise d’une sorte de compassion pour son bourreau en lui chantant une chanson pour le réveiller. Puis ensuite, une fois relevé, malgré son ivresse, il va lui courir après pour finir par la violer. Cette scène est vraiment le pic du film qui est en apparence lent au départ avec peu de dialogue. Au final, le braconnier (un marginal) est la seule personne avec qui elle arrive à rentrer en communication.

Dans ce film, Bresson fait peu parler les personnages. L’image suffit pour exprimer la détresse de Mouchette. Les plans sont à la fois d’une force et d’une violence inouïe. Au moment de la confrontation avec le braconnier, on se met un peu à la place de Mouchette. On a peur pour elle.

Bon voilà, Mouchette est un film triste. Je ne vous le conseille pas si vous cherchez à retrouver la joie de vivre. Mai ca reste un film essentiel si on s’intéresse un peu à l’histoire du cinéma.

 

 

 

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stromboli de Rossellini

Stromboli n’est pas seulement un volcan ou un film mais la rencontre deux géants du cinéma : un réalisateur, Rossellini et une actrice, Ingrid Bergman. Cette dernière, déjà vu dans Casablanca l’a supplié de la faire tourner. Auparavant, Rossellini a réalisé “Rome ville ouverte” et il est le père du neo-réalisme italien. Stromboli, réalisé en 1949, est un drame amoureux.

 

 

A la fin de la seconde guerre mondiale, Karen, une jeune femme est réfugiée dans un camp en Italie. Elle fait une demande d’exil vers l’Argentine mais sa requête est rejetée. Elle se voit alors proposer Antonio, un pêcheur de l’ile de Stromboli, en mariage. Elle va accepter et aller vivre avec lui sur l’ile de Stromboli, mais c’est elle qu’elle quitte une prison pour une autre et qu’elle a épousé peut être le diable.

Ingrid Bergman incarne le rôle de Karen, une jeune femme cultivée parlant plusieurs langues et cosmopolite.  Elle va se trouver prisonnière à nouveau (une prison à ciel ouvert). Malgré son magnifique visage, son regard exprime tragiquement  sa détresse. Elle veut fuir car sur cette ile ou le volcan menace. Elle est rejetée par les autochtones. Elle arrive même pas a se faire comprendre par un enfant. Son mari n’accepte pas qu’elle sorte. Il la battra. A la fin, il va la barricader dans la maison avec le volcan entré en éruption. Avec l’aide d’un pêcheur, elle va réussir a prendre la fuite est digne d’une scène mythologique ou christique. Le volcan symbolise le Golgotha.

Le film se déroule sur ile de Stromboli au nord de la Sicile. La végétation est aride. Le gardien de l’ile est un volcan. Il entrera en éruption pendant le tournage. C’est ile a un coté mystérieux presque mystique quand les pécheurs chantent pendant la pêche. on pourrait presque se croire dans une fresque mythologique, tel dans l’odyssée.

Ce film est riche en message.Il montre la difficulté de s’intégrer dans une population. Ici les habitants de l’île sont hostiles à Karen qui n a pas les même coutumes. Il aborde le thème du couple qui est en proie au doute et à la jalousie. Il traite de l’émancipation de la femme. Karen souhaite fuir et rompre avec Antonio pour être une femme libre. Une sorte de droit au divorce.

La fin du film, le spectateur se trouve dans une impasse, on ne sait pas si Karen va s en sortir pour gagner la ville pour quitter l’Île.

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Monika, amour et désillusion

En 1953, “Monika” est déjà le douzième film de l’oeuvre prolifique d’Igmar Bergman. Bientôt 60 ans, ce film n’a pris aucune ride hormis le temps qui vient altérer la pellicule.  Monika est un petit bijou du 7eme art. Il a marque l’histoire du cinema. Il inspirera la nouvelle vague dont l’un des chefs de fil, Godard dira le plus grand bien.

 

 

 

Monika travaille chez un marchand de fruits et légumes. Elle tombe amoureuse du jeune Harry travaillant comme livreur de porcelaine. Ce dernier est exploité par ses patrons. A la suite d’une violente dispute avec son père Monika, elle décide de quitter le domicile familiale. Ensemble, Harry et Monika décident de partir à l’ aventure sur une ile paradisiaque (ou pas) pour oublier leurs problèmes. Ils ont soif d’amour et de liberté. Mais l’idylle ne va pas durer longtemps. Manquant de nourriture, et Monika enceinte, ils sont contraints à regagner le continent. L’enfant né mais le couple va finir par se déchirer, monika ayant pris un amant pour combler les absences de son mari. Au final, Harry va alors se retrouver seul avec l’enfant.

Le rôle de Monika est jouaient par la sublime Harriet Andersonn. Elle rêve de voyage et d’amour comme au cinema. L’expression de son regard est tout simplement magnifique. Bien que son personnage évolue, elle n arrivera pas à faire face à ses responsabilités de mer. C’est avant tout une femme qui rêve.  Monika restera au fond d’elle une gamine capricieuse.

Au niveau de l’esthétisme, les images sont sublimes. Bien qu’ on soit en suède, les images de l’ile font rêver. La lumière est vive mais paradoxalement, elle nous parait douce. La sortie du bateau avec Stockholm en arrière plan est tout simplement magique.

A chaque visionage, on peut comprendre un autre thème que Bergman a voulu mettre en avant. Il montre bien l’amour passionnelle de Monika antagoniste à l’amour rationnelle de Harry qui cherche à gagner bien sa vie.

Certains diront que c’est film vieillot avec un scénario simple mais la difficulté provient qu il faut faire preuve de réflexion si on veut apprécier le film. Au premier visonage  j’ai eu un peu de mal.

Si le DVD vous tombe sous la main, n’hesiter pas.

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Fish tank ou Connor presque le grand frère

 

Fish Tank pourrait être un épisode de Pascal le Grand frère de tf1. Mais d’abord, Fish Tank, c’est un long métrage d‘Andrea Arnold, en 2009. Il a obtenu le Prix du Jury en 2009. Avec ce film, la réalisatrice va sur les terres de Ken Loach en faisant un film social anglais décrivant la réalité dans une société post tatchérienne.

 

 

Mia est une jeune adolescente de 15 ans, pommée et délaissée par sa mère, vivant dans une cité au nord est de Londres. Elle n’a pas d’ami(e), en échec scolaire. Elle a une passion: la danse urbaine. Un jour, sa mère ramène un mec, Connor. Ce dernier va redonner un peu d’espoir à la Jeune fille. Mais les espoirs retomberont vite.

Fish Tank, c’ est surtout la performance d’actrice de la Jeune Katie Jarvis.  Elle joue admirablement bien le rôle de la jeune ado pommée  jurant comme un charretier. Elle hésite pas à décocher un coup de boule si on l’embête. On sent bien son désespoir jusqu’au jour Connor, un amant de sa mère va arriver à la maison.  Michael Fassbender, dans le rôle de Connor, qui va devenir un peu le complice de Mia. Il va jouer un peu le rôle du grand frère. Il va arriver à l’intéresser et lui montrer qu’elle peut arriver à faire quelques choses de sa vie. On aime cette complicité qui s’installe. Il va même lui prêter un camescope pour faire une “demo” de danse de rue pour permettre à Mia de répondre à une annonce de danseuse. Mais elle va être trahie par Connor. Il deviendra le salaud.  On aime aussi la petit soeur, se croyant déjà grande, marrante par répliques aussi trash que la grande.

En ce qui concerne la manière de film, on oscille entre mouvements rapide et mouvements lents de caméra comme des battements de paupière. La caméra suit le regard de Mia. Dans la rue, Mia est suivi par la caméra qui est tenue à l’épaule. Ca augmente l’intensité de fuite de Mia rejetée par la société et abandonnée par une mère alcoolique.

La bande son, très hip hop américain (on écoute du NAS), est sympa. On apprécie encore plus quand on voit Katie Jarvis se trémousser devant la caméra (ou pas).

Mais au final que reste il ? de se film hormis une superbe prestation d’actrice de Katie Jarvis. Moi j’ai un peu l’impression de voir un épisode de Pascal le grand frère sur TF1 avec le talent en plus. Puis je trouve que la fin est vraiment un peu ratée et trop facile (un happy end). Andrea Arnold part du constat du rejet d’une jeune ado mais les causes ne sont jamais abordées (Tatcher ?).

Tout ça pour vous dire que Fish Tank est un film bien réalisé avec une superbe prestation d’une jeune (je me répète). Mais au final avec le temps, ce film sera surement très vite oublié. Mais faut pas que je vous prive non plus. J’attends votre avis.

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jambon jambon avec la délicieuse Penelope Cruz

L’emblème de l’Espagne est le Jamon. Une fille appétissante et sensuelle, on dit qu’elle est jamona. Dans le film “Jambon, Jambon” de Juan José Bigas Luna, réalisé en 1992, la belle fille est incarnée par la délicieuse Penelope Cruz.  qui tournera pour Pedro Almodovar. “Jambon, Jambon”, a obtenu le Lion d’argent au Festival de Venise en 1993. Ce film est un drame amoureux.

 

 

Silvia (Penelope Cruz) travaille dans une usine qui confectionne de la lingerie pour homme. Elle tombe amoureuse et enceinte du José Luis (Jordi Molla), fils des patrons de l’usine. Étant de condition inférieure, cette union n’est pas du gout de la mère (Stephania Sandrelli) de José Luis. Elle va faire appel au beau Raoul (Javier Barden), livreur de jambon ayant posé pour la lingerie de l’usine, pour briser le couple. Mais le pouvoir de séduction de Raoul aura des conséquences inattendues. Tout le monde va coucher avec tout le monde pour finir par un duel au jambon entre les deux prétendants.

Le rôle de Sylvia a permis à Penelope Cruz d’être révélée pour devenir la star que l’on sait en tournant pour Pedro Almodovar. Dans le pur style espagnol, elle met en avant des sentiments exacerbés. De part sa plastique, elle crève l’écran. On apprécie aussi la mère de José Luis qui joue le rôle de la dominatrice et manipulatrice. En s’opposant à l’union, elle va tout détruire. Dans le rôle de Raoul, Javier Bardem incarne parfaitement le rôle du macho et obsédé.

Les parallèles entre le sexe et les aliments sont omniprésents et rendent le film croustillants. L’aïl, c’est bon pour la baise dira Raoul à Sylvia. On aime quand José Luis va décrocher de la pancarte géante la couille du taureau ou quand Raoul va torérer la nuit à poil. Par certains aspects, le film a des cotés surnaturels à la Luis Bunuel.

Le film est entièrement filmé en décor naturel dans le désert aride d’espagne. On aime le plan du début film qui est un peu caché par la couille du taureau tel un cache. La bande son donne du rythme au film et accentue le coté matcho de raoul.

En regardant ce film, j’ai passé un bon moment. J’ai apprécié le rôle incarné par Penelope Cruz. Le duel au jambon à la fin du film est tout à fait original. C’est un bon film, avec un excellent casting et des décors minimalistes qui se termine tragiquement.

 

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L’enfance nue de Pialat

L’enfance nue est le premier long métrage de Maurice Pialat, réalisé en 1968. Ayant apprécié le court métrage ” L’amour existe” de Pialat, réalisé en 1961, François Truffaut et Claude Berri produise le film. Là encore, Pialat s’attache au thème de l’enfance et ici en l’occurrence du placement des enfants de l’assistance publique. On pourrait dire que c’est un drame de l’enfance (abandonnée). Ce film n’a pas eu du succès (un flop) lors de sa sortie en salle malgré de bonnes critiques.

 

L’enfance Nue, c’est l’histoire d’une jeune François, un gamin de l’assistance publique, turbulent. Certains diraient que c’est un petit sauvageon. Il est placé dans une famille.Après des petits larcins et autres bêtises, sa première famille veut s’en séparer. Il va attérir chez un couple de retraité “Les Thierry” qui vont s’attacher à lui. Mémère et Pépère vont se comporter comme s’ils étaient ses parents biologiques. Mais le jeune françois va continuer à faire le caïd. Après une grosse bêtise, il sera placé dans un centre.

Comme dans “La Maison des bois“, on retrouve le thème de l’enfant abandonné qui essaie de se trouver une famille. Le petit Hervé était un peu espiègle, François lui est une petite teigne mais il aime bien mémère quand celle-ci le réconforte.

Comme toujours, les acteurs jouent leur rôle avec une parfaite justesse. François est le personnage principal. On est pris d’affection pour ce gosse malgré toutes les bêtises. Tous, les acteurs laissent une trace de par leur interprétation. . Au début du film, on aime la venue du directeur de la D.DA.S qui vient assurer le service après adoption chez les premiers parents. Simone, la première mère adoptive, est à bout et ne le supporte plus. On a l’impression qu’elle l’a pris pour tenir compagnie à sa fille dont elle ne veut pas qu’elle soit seule. Elle fait deux traitements différents lui doit dormir sur le palier et n’a pas sa propre chambre. La mère nous fait quelques répliques croustillantes bien que cruelles. ” vous m’enlèverais de la tête que c’est pas des enfants comme les autres, toute façon, ces enfants on sait pas d’où ils viennent“. On sent bien qu’elle a rien à faire de François. En revanche, chez le second couple, c’est différent. Mémère se comporte comme si c’était son véritable enfant. Elle accueille déjà un enfant du nom de Raoul. On sent qu’elle aime les enfants. Elle est très protectrice. Même à la fin quand, il a commis de graves bêtises, elle le défend encore. “Vous savez, il a un bon fond”. Mais mémère est parfois dure, pour punir François elle serait prête à l’envoyer à l’école avec un slip dans le dos. Pépère lui partage ses souvenirs en lui montrant ses photos de famille. Chez “les thierry”, on sent qu’il y a la volonté de l’intégrer dans la famille, même si ca n’est pas toujours facile. A la fin, on sent que François les considère comme ses parents en leur écrivant une lettre pleine d’émotion pour leur signifier qu’ils lui manquent. Enfin il convient de souligner que ceux sont les acteurs qui ont écrit leur dialogue en particulier pour le couple de retraités. Ils jouent le même rôle qu’ils jouent dans leur vie. Mémère est frappante de vérité.

Comme à son habitude, Pialat filme en plans séquence. Il fait des plan large puis resert sur les personnage en plan américain. Pas de gros plan. On aime sa simplicité de filmer. On a presque l’impression que c’est un reportage sur un enfant de l’assistance publique. L’histoire n’est pas romancée, le ton est toujours grave. François n’est pas considéré comme le héros du film, bien que le directeur de la D.D.A.S vienne prendre nouvelles de ses exploits. C’est peut être ce qui marque la non classification de Pialat dans la Nouvelle Vague qui est un cinéma beaucoup plus narcissique.

A travers ce film, on voit la difficulté de l’adoption. Dans un cas, les parents nourrissiers n’ont que faire de l’enfant. Certains prenaient des enfants pour se changer les idées. Et quand les parents se comportent comme si c’était leur véritable enfant, ils sont confrontés au coté sauvage du gosse. D’autre part, chez les enfants de l’assistance, les suicides des enfants sont importants. Pialat s’en voudra de ne pas avoir aborder le problème dans son film : “Comment se fait-il que moi j’ai éliminé tout ça et que ca ne figure. Enfin l’enfance nue, c’est un peu le vécu de Pialat, même s’il le dira lui même que ce n’est pas autobiographique. Il dira “Je me suis raconté d’une façon détourné” Lui aussi, il a un peu le sentiment d’avoir été abandonné par ses parents : un père coureur de jupon et une mère trop attaché au père.

Comme dans tous ces films, à la fin, on reste sans voix. Pialat réussit toujours à nous faire passer un message. C’est peut être ça la force du cinéma nous faire passer des émotions fortes. C’est film bouleversant car il n’est pas pleurnichard, il est réaliste et juste.

Bon, je sais que vous n’allez pas courir acheter le dvd mais je vous conseille de voir ce film si vous avez l’occasion. Il vaut véritable le coup. Bien sur, il ne faut pas vous attendre à de l’action en cascade et des effets spéciaux.

 

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La maison des bois de Maurice Pialat

Maurice Pialat a dit “La Maison des bois est mon oeuvre préférée“. Bien plus qu’un film, c’est un feuilleton télévisuel (aujourd’hui on dirait ‘une série’). Il est composé de 7 épisodes dont les durées varient de 40 minutes à 1h. Il a été diffusé une seule fois à la télévision en 1970. Ce feuilleton est une  commande. Bien qu’inclassable, on pourrait le classifier dans le genre de drame tournant autour de l’enfance.

 

 

 

L’action se déroule à la fin de la première guerre mondiale, en 1917 pour être précis, dans un petit village de province. L’histoire tourne autour d’une famille vivant dans une espèce de ferme au milieu des bois. Le père, incarné par Pierre Doris, est garde champêtre. Bien que n’ayant pas de héros, le personnage principale est le petit Hervé joué par Hervé Lévy qui a été recueilli par la famille car son père est parti à la guerre. Tout au long de la saga, on va vivre le quotidien d’une village au travers de scènes  se déroulant à l’école, à l’église… A la fin de la guerre, le petit Hervé quittera la famille, non sans tristesse. Son père est venu le chercher pour le ramener à Paris.

Dans ce drame, les personnages principaux sont les enfants. On est sous le charme de  ses gosses qui sont à la fois joyeux et innocents. Ils jouent à la guerre sans vraiment savoir la boucherie. Au travers les yeux des enfants, on décèle du bonheur. Le petit Hervé joue à merveille. On apprécie Maurice Pialat dans le rôle de l’instituteur. On aime le comique du père Pierre Doris. Il est quelqu’un de très chaleureux. La mère est jouait à perfection par Jacqueline Dufranne. On vit le lien affectif tissé avec Hervé qui n’est pas son enfant biologique? Tout au long du film, on sent que les acteurs sont habités par leur rôle.

Au niveau des cadrages, Maurice Pialat est adepte des longs plans séquences.  Certains peuvent durer plusieurs dizaines de secondes, voir minutes. C’est inhabituel. Le réalisateur nous permet de partager le temps.  Ainsi, cela donne de l’intensité aux images et nous permet de mieux apprécier les émotions des personnages. Pialat n’utilise jamais de gros plans, il serre ou desserre un sujet à la manière d’un zoom. Sa monteuse, Martine Giordano dira que Pialat exiger que l’on coupe le moins de chose au montage. C’était presque un sacrilège de couper de la pélicule. Pialat n’a fait aucun rebondissement (clifhanger) pour faire revenir le téléspectateur.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé regarder cette œuvre. Elle se regarde facilement. Et on se retrouve un peu dans les personnages. On se prend de sympathie pour les enfants. On oscille entre des moments de joie avec les enfants et des événements tragiques liés à la guerre. Puis c’est tellement bien filmer que chaque plan pourrait être une toile d’un peintre. Ca se sent que Pialat a fait peintre avant de faire du cinéma.

La bande son du générique ‘Trois beau oiseaux de Paradis” de Ravel rajoute de la tristesse pour peut être nous rappeler le coté tragique de cette période. Cette musique lente et lancinante va à merveille avec les longs plans séquences de fin.

Ce film est vraiment magnifique et rempli d’émotion. Je ne peux que vous le conseiller. Même si vous n’avez pas les dvd, nous pouvez retrouver ce petit bijou sur le site de l’INA.

 

 

 

 

 

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Max Ophuls ou le maître du traveling

 

Continuant mon aventure cinématographique, je me suis mis à regarder du Max Ophuls. J’ai visionné ses petits chefs d’oeuvre réalisés au début des années 50. On peut dire que ceux sont des coups de maître. Je vais essayer de vous les présenter brièvement et dire ce que j’ai ressenti avec mes mots. Je ne prétends pas être critique de cinéma.

 

 

Dans “La ronde“, réalisé en 1950, Ophuls met en scène des couple au travers d’une dizaines de saymètes , toutes les unes plus croustillantes que les autres. Il nous entraine dans les tourbillons de l’amour.

Avec ‘Le Plaisir” de 1952, Ophuls adapte 3 contes de Maupassant. Comme le titre l’indique, il traite du thème du plaisir. Il mêle joie et tristesse. Le premier met en scène un bal filmé avec superbe. Le deuxième se déroule au court d’une partie de campagne lors d’une première communion. Enfin le dernier raconte l’histoire d’un artiste et de son modèle.

Puis, “Madame de“, réalisé en 1953, raconte l’histoire d’une comtesse qui va revendre un paire précieuse de boucles d’oreille pour répondre à ses besoins de coquetteries. Elle ne sait pas qu’en faisant celà, la fin sera tragique.

Enfin avec ‘Lolà Montès“, réalisé en 1955, raconte la vie d’une danseuse qui a sillonné le monde. Malgré qu’elle soit à bout de souffle physiquement, on lui demande de faire une dernière représentation.

Tout d’abord, on peut dire que Ophuls nous berce avec talent par ses travellings.  On peut dire qu’il a l’art du travelling. Il adore filmer les montées et descentes d’escaliers. Dans “Le Plaisir”, à travers ses travellings, il retranscrit bien “Le plaisir” de la fête dans le premier compte.

Au travers de ses images, il se dégage de la poèsie on se laisse bercer par la beauté des décors. On émue par la voie narrative dans “Le Plasir”. On a presque l’impression d’être rentrer dans l’écriture du Maupassant avec ses descriptions magiques.

Mais, aussi Ophuls sait aussi construire une intrigue comme dans “Madame de” construite autour d’un bijou. On est tenu en haleine au fil des possesseurs de ce précieux. Avec la fin que l’on sait tragique. Oui il faut me croire ou la voir de vos yeux.

Ophuls aime le monde du spectacle. Il le montrera dans son dernier film avec “Lola Montès” ou il filmera un cirque. Il adore aussi filmer les femmes. Il aime les séduire par son charme et les diriger

Au final, on peut dire que l’oeuvre de Max Ophuls est riche. J’ai pu voir que 4 de ses films mais non des moindres. On ne se lasse pas de revoir ses films. J’aimerai bien trouver son film qui raconte l’histoire de l’attentat de Sarajevo. On se lasse pas de se laisser par ses travellings. J’adore ses dialogues lorsqu’il parle des femmes. Voilà pour décrire brièvement ce que j’ai ressenti.

Voilà si vous avez l’occasion. Je vous recommande fortement de regarder les films de Max Ophuls.

Ps : Je tiens à souligner que je vends le coffret. Je l’ai deux fois. Alors si vous êtes intéressé vous pouvez laisser un commentaire.

 

 

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Lonesome Jim

Lonesome Jim de Steve BUSCEMI, raconte l’histoire d’un jeune mec, par encore la trentaine, blasé de garder des chiens pour les riches à mannathan, dépressif, qui revient vivvre chez ses parents dans l’amérique profonde rurale. Très vite, il tombe sur une mère castratrice à outrance. Elle prend ses enfants pour des bébés. Il retrouve son frère qui va avoir un grave accident de la route. Puis Jim va faire la rencontre d’une infirmière vivant avec son jeune fils. Avec eux, il va peu à peu apprendre à reprendre gout à la vie.

J’ai trouvé ce film particulièrement émouvant. On est pris de sympathie par Jim malgré son coté looser et sa vision noire de la vie. J’aime beaucoup les travelings filmant Jim à pied ou en voiture. C’est filmé simplement ce qui rajoute à la sincérité des personnages.

Ce film dégage un message d’espoir. Une rencontre peut vous changer la vie, ici en l’occurrence l’infirmière incarné par Lyv Tyler. Elle apporte une pointe d’optimisme et d’humour au film.

 

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